Manifeste pour l'Humanité - 2/2

11/04/2021

Voici la suite et fin du texte. A toutes fins utiles, si vous "prenez les choses en route", voici le lien de la partie 1 http://www.jeanef.fr/449052396

Sachons, sentons et prenons acte de cette humanité qui sommeille en chacun de nous, cette humanité qui ne demande qu’à s’exprimer.

Ressentons la détresse et l’espoir de tous ceux qui comme nous, souffrent aujourd’hui de la coercition.

Ressentons et acceptons aussi la peur, la peur légitime de tous ceux qui ne demandent qu’à vivre, la peur de ceux qui ne souhaitent qu’une chose au fond :

Que tout cela se termine au plus vite et que la vie reprenne ses droits.

Œuvrons ensemble pour que les uns et les autres aient droit, un jour prochain, à une vie plus douce et à un avenir digne de ce nom.

Osons imaginer un autre futur qu’un futur hygiéniste dans lequel nous ne pourrons plus jamais prendre nos parents, nos moitiés, nos amis et nos enfants dans nos bras, dans lequel les enfants iraient à l’école avec des masques, se lavant les mains tous les quarts d’heure, avec l’interdiction de toucher leurs camarades, chacun dans un cercle marqué au sol, à bonne distance de toute humanité.

Osons imaginer un autre futur qu’un futur au sein duquel notre ADN serait notre DATA, porte ouverte au crédit social et à la déshumanisation par le vol de notre propre intégrité physique.

Car si hier et encore aujourd’hui, ce sont des chemins ombragés qui nous ont guidés,
Rien ne nous interdit de garder espoir en l’avenir, de dessiner ensemble un autre monde.
D’aucuns s’imaginent que la vie est un champ de bataille,
Pour d’autres elle est surtout le champ des possibles.  
Ayons le privilège de faire partie de ceux-là.

Si des erreurs ont été commises, la repentance de ceux qui ont fait peur et de ceux qui ont eu peur sera l’une des clés du trésor que représentera notre humanité retrouvée.

Puisque l’erreur est humaine et que la haine et la vengeance sont à proscrire et même, même si notre souffrance actuelle ne peut être niée, il en va de notre avenir de n’en vouloir à personne, de faire preuve de déterminisme et d’envisager que les bourreaux d’aujourd’hui peuvent aussi être les sauveurs de demain.

Laissons-leur la chance de faire partie de ceux-là

Ces gens, ces organisations qui œuvrent eux aussi en faveur de leur propre vision de la meilleure façon de préserver l’espèce humaine, bien qu’ils puissent parfois oublier l’essentiel ne sont pas des monstres sans cœur mais simplement des êtres humains qui se trompent, et que ceux qui ne se sont jamais trompés leur jettent la première pierre !

Le salut de l’humanité ne résidera jamais dans la désignation de coupables dans l’obtention d’une quelconque vengeance. La clé de notre sursaut résidera au contraire dans la compréhension des mécanismes. Mécanismes qui se jouent en coulisses, dans la paix et dans le pardon, conditions sine qua non à la préservation de notre avenir à tous.

Nous n’avons plus le choix et nous sommes tenus de prendre de la hauteur, de grandir et nous élever au-dessus des querelles inhérentes à notre condition de simples êtres humains pour sauver notre espèce, sauver notre futur.

Camus écrivait un jour : « Tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue » Il avait tort. La vie vaut la peine d’être vécue, à condition qu’on lui accorde sa juste valeur.

Réécoutons nos grands penseurs, ceux qui nous ont précédés et relisons-les à la lumière des évènements d’aujourd’hui pour transformer par exemple, la volonté de puissance Nietzschéenne en une véritable joie active chère aux Spinozistes, une joie active.

Une joie active consistant dans la conscience d'un accroissement de la puissance d'exister plutôt que celle de dominer. Existons au monde, de toute notre humanité !

Car si aujourd’hui, l’humanité pleure dans sa grande détresse, à l’heure où nous venons de reconnaitre nos libertés perdues au bruit qu’elles ont fait en claquant la porte, rien, ne nous interdit d’imaginer sourire au monde de demain, si tant est qu’il reste humain.

L’histoire nous a déjà démontré notre incroyable capacité de résilience. C’est cette merveilleuse aptitude qui fait de nous l’espèce si particulière que nous sommes, plus qu’aucune autre. Dès lors, et plutôt que de nous diviser, unissons-nous dès à présent pour demain.

Relevons la tête et regardons la peur dans les yeux, au fond des yeux et tenons le regard, c’est alors elle qui faiblira et par la force du nombre, nous la terrasserons !

Il nous reviendra de faire preuve d’abnégation, d’un courage inégalé et sans précédent pour qu’un jour, les générations futures puissent être fières de nous, de leurs parents, de leurs grands-parents, ceux-là même qui auront non seulement vaincu la psychose engendrée par cette pandémie mais aussi et surtout leurs propres démons.

Enfin, par-dessus tout, faisons preuve d’intelligence, de tolérance et de grandeur d’âme, surtout quand viendra le temps de faire preuve de compréhension envers nos semblables, envers ceux qui n’auront pas eu les moyens de se relever car il y en aura.

En effet, bien que nous naissions libres et égaux en droit, les hasards de la vie ne dotent pas tous les êtres humains des mêmes capacités face aux obstacles qu’elle leur impose.

Et c’est ainsi que chacun fait ce qu’il peut, avec ce qu’il a. N’oublions jamais d’ailleurs, que c’est cette diversité qui fait la magnificence de nos civilisations.

Alors si nous en avons les moyens, donnons-leur la main pour qu’ils la saisissent, par l’esprit critique et la réflexion, donnons-leur le pain pour qu’il les nourrisse et enfin, redonnons leur l’espoir que tout être humain mérite !

Il appartient à chacun d’entre nous, d’agir et d’œuvrer à son échelle, dans son domaine de compétence, en faveur d’une humanité préservée, de discuter, de proposer le débat, d’accueillir les craintes sans les balayer, de proposer d’autres solutions sans les imposer, dans le respect et la bienveillance, ces valeurs étant encore une fois les clés d’un monde de demain plus apaisé.

Il appartient dès aujourd’hui à chacun d’entre nous, d’agir du mieux possible, en gardant à l’esprit l’idée que nous faisons tous partie de la même espèce, l’espèce humaine.

Alors oui, nous sommes en guerre, mais pas contre un virus, nous sommes en guerre contre nous même, contre nos clivages, la cupidité des uns et la volonté de puissance des autres !

Et cette guerre, nous pouvons la gagner, ensemble, jour après jour, nous la gagnerons sur le terrain parce qu’il nous est interdit de la perdre !

Parce que si nous la perdons alors nous perdons tout !

Il nous faudra du courage et nous en aurons,

Il nous faudra de la force et nous en avons,

Il nous faudra nous unir et nous nous unirons !

Aux quatre coins du monde, agissons autant que possible pour que partout,

Là où il y a de la vie, il subsiste l’espoir !

Un être humain