Arbitraire ou démocratie. quid de la résistance à l'oppression

24.01.2021

cf mon premier post intitulé Appel de France Soir et F Lalanne 

http://www.jeanef.fr/448238492

L’article de France Soir étant un peu long pour être détaillé, je vais m'attacher ici à expliquer pourquoi cet appel de Francis Lalanne fait sens et ce en partant d’un seul point qui est celui du devoir d’insurrection. Et pour ne pas être taxée de complotisme, je me suis basée sur la réponse de CheckNews apportée à l’un de leurs lecteurs et la question était la suivante :

«Bonjour, le «devoir d’insurrection» est-il vraiment inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ? Merci.»

Je précise que l’article date de décembre 2018 (début des Gilets Jaunes, c’est dire qu’on n’a pas attendu la gestion gouvernementale sur la crise sanitaire pour s’interroger !)

Voici le lien vers l'article CheckNews 
https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/15/le-devoir-d-insurrection-est-il-vraiment-inscrit-dans-la-declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-cit_1697144

Réponse succincte, bien en évidence en haut de l’article :

Le devoir d’insurrection est inscrit dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793. Un texte qui n’a jamais été appliqué.

Et la conclusion presque aussi succincte (lapidaire?) est :
La déclaration de 1793, où l’on retrouve le devoir d’insurrection, ne fait donc pas partie du bloc de constitutionnalité et n’a aucune valeur juridique. Contrairement à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui =figure en préambule de la constitution= et dont la valeur constitutionnelle est reconnue par le Conseil constitutionnel depuis 1971.

On se dit : fermez le ban, circulez, y’a rien à voir mais justement regardons y de plus près, en commençant par cette fameuse Déclaration des Droit de l’Homme et du citoyen de 1789 qui fait la fierté de tout un pays dont les habitants sont supposés naître avec le gène droitdelhommiste dans leur ADN. Alors, que le vaccin ARNm nous pose a minima un problème de conscience ne devrait pourtant pas être si compliqué à admettre !!

Mais n’allons pas trop vite en besogne, je détaille :

Reprenons cette déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et plus spécifiquement son article 2 qui dit : ... le but de toute association politique doit être « la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme ». Il énumère 4 droits identifiés par la philosophie des Lumières au XVIIIè siècle :

- liberté - propriété - la sûreté et ==résistance à l'oppression==

Source https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789#Pr%C3%A9ambule

Nous sommes donc passés du devoir d’insurrection au droit à la résistance à l’oppression.

Bon, on daigne nous accorder le droit de résister à l’oppression quand précédemment on nous dictait le devoir d’insurrection.. bref, passons. Le Droit lui est bel et bien accordé et déclaré naturel et imprescriptible au même titre que la Liberté, la propriété et la sûreté… c’est pas rien !

Je prends donc pour mieux évaluer la portée de ce droit naturel et imprescriptible qu’est la résistance à l’oppression, la source suivante www.vie-publique.fr marquée du timbre de la République Française (Liberté, Egalité, Fraternité) donc pas complotiste on est d’accord ?

Et le texte en rapport avec notre droit à la résistance à l’oppression

https://www.vie-publique.fr/fiches/23910-le-droit-de-resistance-loppression

je cite : « .. une démocratie ne peut pas vivre ==sans le soutien de ceux à qui elle est destinée, les citoyens==. Ils doivent non seulement jouir des droits qu’un régime de liberté leur assure, mais ils doivent également ==être en mesure== de se mobiliser afin =d’empêcher un pouvoir non démocratique= de s’installer. Le droit de manifestation, le droit d’expression, la possibilité pour les fonctionnaires de =désobéir= à des ordres manifestement contraires à la loi et de nature à compromettre gravement un intérêt public (art. 28 de la loi du 13 juillet 1983 définissant le statut général des fonctionnaires) sont autant de =moyens d’expression= prévus par un pouvoir démocratique qu’une =autorité arbitraire, par nature=, ne respecte pas=. Celle-ci dispose d’ailleurs de pouvoirs =forces armées, =contrôle= éventuel des médias== qui lui permettent de se maintenir en place et =d’empêcher le développement d’une opposition=

J’ouvre une parenthèse pour observer que dans les circonstances actuelles la dite opposition  est disqualifiée sous prétexte de complotisme anti-covidiste =

Et je termine par la citation suivante (en clair dans le texte)

La résistance à l'oppression, par des moyens démocratiques (ndrl : manifester, s’exprimer), peut donc être ==difficile== à mettre en pratique"  

Et je subodore quant à la possibilité de désobéir accordée aux fonctionnaires, qu’une autorité arbitraire mettra en œuvre les moyens qu’elle s’est donnée pour tuer dans l’œuf toute velléité de désobéir.

Mais retenons « ..qu’en situation d’arbitraire (et sauf erreur on y est, la prorogation ad vitam de l’état d’urgence en est un exemple flagrant), utiliser des moyens démocratiques pour résister à l’oppression est difficile !! » nous dit l’article de Vie Publique… bon !

Ainsi ma question à CheckNews et communiquée au Conseil Constitutionnel et quelques autres que j’ai légèrement modifiée pour être plus « compréhensible » du moins j’espère :

La difficulté d'user des moyens démocratiques accordée par l’art 2 de la Déclaration de 1789 n'implique-t-elle pas de facto le droit pour le Peuple de recourir à une ou des actions ayant vocation à soustraire à l'autorité arbitraire les prérogatives qu'elle s'est arrogées alors que ces prérogatives oppriment le Peuple, lequel se voit pourtant reconnu le droit de résister à l'oppression. La résistance est donc constitutionnellement recevable ??

Ma conclusion et mon constat : depuis bientôt 4 ans, nous vivons sur le tempo macroniste du « en même temps » : la démocratie et en même temps l'arbitraire sauf que à un moment donné, le Peuple a besoin de savoir si c'est l'arbitraire ou la démocratie qui "règne" dans le pays parce que les deux... en même temps, ça .. "marche" plus.